#3 – Le démarrage : Place à ma volonté d’entreprendre

#3 – Le démarrage : Place à ma volonté d’entreprendre
24 août 2017 Camille
In Backstage

Dans les deux derniers articles, j’expliquais comment et pourquoi j’ai eu l’idée de créer une marque de prêt-à-porter pour les grandes femmes de plus de 175 cm puis toutes les alertes qui ont provoqué le déclic nécessaire pour me lancer. Début décembre 2016, je peux alors me consacrer pleinement à ce qui m’a toujours passionné : entreprendre.

Les premiers pas en start-up

Au fond de moi, j’ai toujours voulu entreprendre, je savais qu’un jour j’allais me jeter à l’eau. J’aime l’inconnu, la prise de risque, la nouveauté, le challenge … c’est tellement excitant et stimulant !

J’ai donc réalisé mes premières expériences en startups. D’un part j’avais envie d’évoluer au sein de cet environnement stimulant où plus de responsabilités et de libertés sont données stagiaires. Et d’autre part, les postes intéressants au sein de grands groupes me semblaient inaccessibles, surtout pour un premier stage …

J’ai donc rejoins Wondercity, un site internet référençant des milliers d’activités pour les 0-12 ans, monétisant son audience au travers de newsletters, sur le modèle de My Litte Paris. J’étais vraiment ravie de rejoindre cette start-up pour découvrir cet univers web/digital qui m’intéressait beaucoup. Ma mission était surtout commerciale, comme souvent lors d’un premier stage. Trouver le bon discours commercial et savoir convaincre son interlocuteur, c’est très formateur ! Surtout pour un marketeur : Quelle est la proposition de valeur ? Quelles avantages et points de divergence par rapport aux offres existantes ? Il faut pouvoir répondre clairement et simplement à ces questions.

[logo Wondercity]

J’ai donc voulu continuer à travailler dans cet environnement, mais cette fois à l’étranger, en rejoignant Datactics pendant un an, une entreprise développant un logiciel de data quality, située à Belfast. Là encore je n’ai pas été déçu: environnement multiculturel, beaucoup de libertés, d’autonomie et de confiance donné à chacun dans ses missions. L’entreprise venait d’être reprise et toute la stratégie, marketing pour ma part, été en train d’être revue : nouveau branding, nouveau site-web, nouvelle communication (réseaux sociaux, newsletter…), participation à de nombreux start-up challenges …  exciting !

[logo datactics]

Après ces deux belles expériences, je me disais qu’il fallait maintenant passer par la case « grands groupes » pour consolider mon CV et découvrir un autre environnement. J’ai donc rejoint la Société Générale puis Petit Bateau où mon idée à commencer à germer.

Retrouver l’esprit d’entreprendre avec Tall Frenchies

Ces deux nouvelles expériences à la Société Générale et chez Petit Bateau m’ont confirmé une chose : j’avais donc envie de retourner à mon premier amour, l’entreprenariat.  Avec mon propre projet : créer une marque de prêt-à-porter pour les grandes femmes de plus de 175 cm.

Une fois la décision prise, je pouvais enfin travailler sur mon projet l’esprit léger !

J’avais envie de faire un maximum de choses en un minimum de temps. Après six années d’études et beaucoup de théorie, j’avais envie de concret, je voulais tout de suite découvrir et mettre en place les éléments qui me permettraient de concrètement mettre œuvre mon projet. Le business plan n’est donc pas la première chose que j’ai faite mais je me suis tout d’abord concentrée sur trois thèmes qui me semblaient primordiaux pour démarrer mon projet.

– Le branding

J’ai d’abord réfléchi à mon branding : quelle serait le nom de la marque ? Mais pas seulement et plus généralement : quelle serait l’identité de cette marque ? Qu’est ce qu’elle véhiculerait  ? A quelle cible ? Tout un programme ! Après plusieurs idées successives, et quelques recherches d’antérioriété pour vérifier la disponibilité des marques, mon choix c’est finalement arrêté sur Tall Frenchies.  Je déposais donc la marque à l’INPI mi-décembre 2016, enfin enregistrée et publiée au journal officiel de la propriété industrielle six mois après !

[Image publication Tall Frenchies au BOPI]

– Le site e-commerce

Bien sûr, il faut également vérifier si le nom de domaine correspondant à la marque est bien libre, c’est pourquoi j’ai acheté dans la foulée tallfrenchies.fr et tallfrenchies.com. Un nom de domaine c’est bien mais un beau site c’est mieux ! D’autant plus que Tall Frenchies serait une marque uniquement vendue en ligne.

Eh oui, d’après BFM Business, « les articles de mode et d’habillement sont la première catégorie des produits achetés sur Internet. Et près d’un internaute sur deux ont acheté un article de prêt-à-porter en ligne en 2016 ». De quoi miser sur le e-commerce !

Là encore, des dizaines de solutions s’offrent à nous. Pour ma part, j’ai choisi WordPress pour créer mon site, agrémenté de WooCommerce pour la fonctionnalité e-commerce. Pourquoi ? Tout simplement car c’est une solution très robuste qui offre toutes les libertés (car en open-source) et gratuite par-dessus tout. Que des bonnes raisons pour l’adopter !

« D’ailleurs je ne suis pas la seule, WordPress fait tourner 28% du web »

[logo wordpress]      [logo woocommerce]

– Le développement et la confection des modèles

Concernant la couture, j’avais déjà quelques connaissances de base acquises lorsque je customisais mes vêtements. Mais cela restait très léger et concernant le modélisme, mes connaissances étaient nulles ! J’ai donc acheté plusieurs livres de couture et commandés encore d’autres pour noël pour me mettre à niveau. Mais je ne voyais pas du tout développer les modèles moi-même : j’ai donc rencontré une première modéliste pour rentrer dans le cœur du sujet. C’est le début d’un long et tumultueux parcours que je traiterai plus amplement dans un prochain article. Dans le même temps, j’envoyais des mails à plusieurs usines de confection pour avoir une idée des coûts de production.

|Image d'atelier confection]

Photo by Kris Atomic on Unsplash

Last but not least : parler et échanger autour de mon projet

Dès le début, j’ai tout de suite voulu échanger autour de mon projet. Tout d’abord avec toutes les grandes de mon entourage pour avoir leur ressenti. Puis également lors d’une soirée organisée pour toutes les grandes femmes souhaitant se retrouver autour de quelques cocktails et d’un dance-floor ! Une soirée propice à de belles rencontres auxquelles j’étais ravie de faire part de mon projet.

Au même moment, je lançais la page Facebook Tall Frenchies (que je vous invite chaudement à suivre). Comme pour donner le top départ du lancement de ce projet même si tout restait à faire. Je voulais commencer à faire partager mon aventure et construire une petite communauté à laquelle j’allais pouvoir demander avis.

C’était également le moyen de me dire : « ça y est, tu n’es plus toute seule à être engagée dans cette aventure. Il ne faudra donc pas abandonner à la première difficulté, car tu crées des attentes qu’il ne faudra pas décevoir ».

 

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